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Flashback sur la carrière NBA de Boris Diaw

Flashback sur la carrière NBA de Boris Diaw Posté le 17 janvier 2019Laissez un commentaire

Dans une ligue où les superstars brillent par des performances individuelles ahurissantes, Boris Babacar Diaw-Riffiot a mis un point d’honneur à se démarquer en basant son jeu sur la création d’un basket collectif. Boris Diaw n’a pas été un joueur banal. L’annonce de sa retraite est à l’image du personnage. Le 6 septembre 2018, en débardeur sur son bateau au milieu de ses deux amis, Parker et Turiaf, Boris annonce l’air de rien au détour d’une conversation qu’il décide de raccrocher. Pas de conférence de presse, pas de tournée d’adieu. Le Français explique simplement à ses potos qu’il se sent prêt à passer à autre chose. Flashback sur la carrière NBA de Boris Diaw, débutée 15 ans plus tôt à travers 5 chapitres.

Chapitre 1 : L’initiation – Atlanta Hawks

Boris atterrit dans la faible équipe des Hawks. S’il débute la saison sur le banc, il trouve rapidement la confiance de son coach, Terry Stotts, qui lui donne l’occasion de débuter les matchs à 37 reprises. Ses stats (4,5 pts, 4,5 reb, 2,4 ast pour 25,3 min par match) ne sont pas mirobolantes mais témoignent déjà de sa polyvalence et de sa capacité à faire jouer les autres. Sa deuxième et derrière année à Atlanta a été un peu plus galère. Cloué sur le banc, Babac n’a pas le soutien de son nouvel entraîneur. Il retrouve toutefois le chemin des parquets en deuxième partie de saison, pour finir avec un rendement similaire à celui de son année rookie malgré un temps de jeu moindre.

Chapitre 2 : L’ascension – Phoenix Suns

Impliqué dans le transfert de Joe Johnson, Diaw débarque aux Suns où il a la possibilité de briller immédiatement. En l’absence d’Amar’e Stoudemire, le Français a la pleine confiance de Mike D’Antoni. Ses énormes progrès ne passent pas inaperçus. Diaw reçoit le titre de MIP, une première pour un frenchie. Au fil des saisons, Boris perd petit à petit sa place de titulaire mais conserve un temps de jeu important. Le départ de D’Antoni signe la fin de son aventure en Arizona.

Chapitre 3 : La confirmation – Charlotte Bobcats

En décembre 2008, après plus de 3 saisons aux Suns, Boris Diaw découvre sa 3ème Team. Son séjour à Charlotte est marqué par un statut de titulaire indiscutable (250 titularisations sur 260 matchs). L’air de la Caroline du Sud semble particulièrement bien lui convenir, puisque le joueur n’a jamais été aussi offensif. Que ce soit sous les ordres de Larry Brown ou Paul Silas, le Français joue énormément, ce qui lui permet de devenir la pierre angulaire du jeu des Bobcats. Comme souvent, toutes les meilleures choses ont une fin. Sa relation avec Silas se corse. L’entraîneur ne parvient pas à comprendre le jeu de Diaw tourné avant tout vers la passe, qu’il considère comme un manque d’agressivité. La séparation est inévitable.

Chapitre 4 : La consécration – San Antonio Spurs

L’arrivée de Boris chez les éperons sonne comme une évidence. Sa vision du jeu et sa forte propension à faire jouer ses coéquipiers s’avère convenir parfaitement à la philosophie de Popovich. Chez les Spurs, on joue pour les autres ! Pour une fois, le Français n’a pas besoin de forcer sa nature. Ses retrouvailles avec son pote Tony Parker ne gâchent pas notre plaisir. Son intégration est immédiate. Voir Diaw se fondre dans le collectif texan est un régal. Il est la pièce qui manquait à l’équipe. Résultat : 2 finales de suite et un titre de champion.

Chapitre 5 : La conclusion – Utah Jazz

Malheureusement cette alliance parfaite se solde par un divorce. Les texans envoient le Français à Salt Lake City, afin de faire de la place à Pau Gasol. Le projet sportif de cette jeune équipe montante est un beau challenge pour ce qui va devenir le dernier chapitre de sa belle carrière américaine. Cependant, cette pige chez le Jazz n’est pas pour autant anecdotique. Quin Snyder compte sur son expérience. L’aventure se termine sur un sweep du Jazz face aux Warriors. Cruel épilogue pour ce joueur pas tout à fait comme les autres.

 

Infographie sur la carrière de Boris Diaw

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