6 August 2021

Les trophées et récompenses en NBA

Article modifié le 14 avril 2021 par Le Basketographe

La NBA est un grand spectacle. Et comme tout spectacle digne de ce nom, la fin est couronnée d’applaudissements, de lauriers et autres récompenses diverses et variées.
La NBA ne déroge pas à la règle. La saison régulière est un long spectacle de 2460 matchs. Toute l’année, les joueurs se battent bec et ongles pour faire gagner leur équipe et faire exploser leur talent au grand jour. L’effort est inhumain ! Mais à la fin, les récompenses individuelles sont là pour féliciter les guerriers les plus valeureux.
Voici un petit tour d’horizon des 10 principaux trophées récompensant les performances individuelles en saison régulière des joueurs et autres membres de l’organisation, sur et en-dehors des parquets.

Le trophée Maurice Podoloff (Most Valuable Player)

Le trophée Maurice Podoloff récompense chaque année le MVP de la saison régulière
Le trophée Maurice Podoloff

Le trophée Maurice Podoloff récompense chaque année le MVP de la saison régulière. Il tient son nom en hommage au premier commissioner de la ligue (1946-1963). Si le titre de MVP est délivré depuis la saison 1955-56, avec Bob Pettit comme premier lauréat, le trophée actuel est bien plus récent. En 1985, le sculpteur américain Marc Mellon fut chargé par la ligue de concevoir un trophée à la hauteur de cette prestigieuse récompense. Le trophée est soulevé pour le première fois par Larry Bird pour son troisième titre de MVP en 1986. Constituée de bronze sur un socle en bois, la statuette est librement inspirée du célèbre logo de la NBA.

Le trophée Red Auerbach (Coach of the Year)

Le trophée Red Auerbach récompense le meilleur entraîneur de l'année en NBA
Le trophée du Coach de l’année

Le trophée Red Auerbach récompense chaque année l’entraîneur de l’année au terme de la saison régulière. Ce prix a pour but de récompenser non pas le coach le plus victorieux de l’année, mais celui ayant obtenu les meilleurs résultats avec les moyens qu’il avait à sa disposition.
Un panel de journalistes sportifs américains et canadiens se charge du vote. Chaque membre sélectionne 3 noms selon son ordre de préférence. La première place accorde 5 points, la deuxième 3 points et la troisième 1 points. L’entraîneur ayant obtenu le plus de points remporte le prix.
Avec 3 trophées, Pat Riley, Gregg Popovich et Don Nelson sont les entraîneurs les plus récompensés.
S’il est décerné depuis la saison 1962-63, le prix porte le nom du célèbre entraîneur des Boston Celtics que depuis 1984. Sur ce changement de nom, David Stern déclara à l’époque que c’était « une évidence de nommer ce trophée en l’honneur de Red et de tout ce qu’il a fait pour le basket. »
La statuette en bronze représente la silhouette de Red Auerbach assis sur un banc et muni d’un cigare en bouche. Difficile de faire plus ressemblant. Auerbach avait la terrible manie d’allumer un cigare lorsque la victoire lui était acquise, et ce avant même la fin du match. Ce trophée rappelle la statue grandeur nature qui se trouve à Boston. Inaugurée en 1985 à Quincy Market, elle est l’œuvre du sculpteur Lloyd Lillie.

Le Dirigeant de l’année (Executive of the Year)

Le trophée de l'exécutif de l'année récompense le meilleur dirigeant de l'année en NBA
Le trophée du Dirigeant de l’année

Le NBA Executive of the Year Award récompense le meilleur General Manager de l’année. Délivré pour la première fois à l’issue de la saison 1972-73, le trophée est né de l’initiative du journal The Sporting News. Il faudra attendre 2009 pour que la NBA reprenne le flambeau en le décernant elle-même.
Le prix est attribué à la suite du vote des dirigeants qui doivent opter chacun pour 5 compères selon un ordre de préférence. Le GM ayant obtenu le plus de points remporte le trophée. Avec 4 récompenses (1976, 1981, 1989 et 1993), Jerry Colangelo est le dirigeant le plus primé.

Le Défenseur de l’année (Defensive Player of the Year)

Le trophée du DPOY récompense le meilleur défenseur de l'année en NBA
Le trophée du DPOY

Délivré depuis la saison 1982-83, le trophée du Défenseur de l’année récompense les qualités défensives d’un joueur au cours de la saison régulière. Depuis Sidney Moncrief, le 1ère lauréat, le prix a été remis aussi bien à des intérieurs qu’à des extérieurs. Au-delà des statistiques (rebonds, contres, interceptions, etc.), le DPOY récompense la dureté et l’énergie déployées par un joueur ayant permis de peser sur les résultats de son équipe. Le Défenseur de l’année est élu par un panel de journalistes sportifs américains et canadiens. Avec 4 trophées chacun, Dikemke Mutombo et Ben Wallace sont les joueurs les plus récompensés. Dwight Howard s’est également illustré dans ce domaine en obtenant trois prix d’affilée, de 2009 à 2011. Grâce à Joakim Noah et Rudy Gobert, le DPOY est une récompense qui sourit bien à la France, puisque le Bull l’a décroché en 2014 et le Jazzman en 2018 et 2019.
Le trophée actuel en bronze coulé à la main représentant un joueur en train de défendre (Et oui, c’est logique !) a été dessiné par l’artiste Patrick Kelly Berry en 1992. Avant son redesign, le trophée était une sorte de cadre muni d’un gros logo NBA en bois au centre et d’une plaque en métal contenant le nom du lauréat.

Le Sixième homme de l’année (Sixth Man of the Year)

Le trophée du 6e homme de l'année récompense le meilleur remplaçant de la saison en NBA
Le trophée du Sixième Homme

Le trophée du 6ème homme de l’année récompense le joueur sortant du banc s’étant le plus illustré au cours de la saison régulière. Créé durant la saison 1982-83, le prix récompensa le joueur des Sixers Bobby Jones, devenant le premier meilleur Sixième Homme de l’Histoire. Depuis, deux joueurs se sont particulièrement distingués, Jamal Crawford et Lou Williams, décrochant chacun 3 trophées.
Comme pour d’autres awards, le lauréat est choisi par un panel de journalistes sportifs américains et canadiens qui doivent respectivement voter pour trois joueurs selon leur ordre de préférence. Le joueur ayant reçu le plus de points obtient le prix.
Le trophée actuel représente un joueur prenant un tir en suspension. Comme pour le DPOY, le trophée du 6ème Homme est un bronze coulé à la main de l’artiste Patrick Kelly Berry, chargé de le redessiner en 1992.

La Meilleure progression de l’année (Most Improved Player)

Le trophée du MIP récompense la meilleure progression de la saison en NBA
Le trophée du Most Improved Player

Le trophée du Most Improved Player est décerné chaque année au joueur ayant le plus progressé par rapport à la saison passée. Contrairement aux autres prix individuels, le MIP est davantage une affaire de statistiques que d’impact sur les résultats d’une équipe. Le prix est décerné à la suite des votes d’un panel de journalistes.
Le MIP Award voit le jour lors de la saison 1985-86. Alvin Robertson, arrière des Spurs, est son premier détenteur. Après le Roumain Gheorghe Muresan, notre Boris Diaw national, alors aux Suns, est le deuxième étranger à obtenir cette distinction, en 2006.
Le trophée en lui-même n’est pas une très grande réussite. Sous ses allures de presse-papier, le trophée en crystal intègre une gravure de deux basketteurs. Bien que n’ayant que très peu changé depuis sa création, la version actuelle du trophée date de 2010, avec Aaron Brooks comme récipiendaire.

Le trophée Eddie Gottlieb (Rookie of the Year)

Le trophée du Rookie de l'année récompense le meilleur joueur débutant en NBA
Le trophée du ROY

Délivré pour la première fois lors de la saison 1952-53, le prix du Rookie de l’année est la récompense individuelle la plus ancienne en NBA. Le trophée est décerné à l’issue de la saison régulière au meilleur débutant de l’année. Le pivot des Fort Wayne Pistons, Don Meineke, est le premier à recevoir cette distinction.
Le trophée porte le nom d’Eddie Gottlieb, en hommage au premier entraîneur et GM, puis propriétaire des Philadelphia Warriors. Bien que Gottlieb n’ait jamais foulé un parquet en tant que joueur, la NBA a choisi de lui rendre hommage avec ce trophée important pour le récompenser de son impact sur le développement de la Ligue. Surnommé « le Mogul » (magnat en français), Gottlieb a été un acteur important lors de la création de la ligue en 1946.
Le trophée a peu évolué visuellement durant ces 30 dernières années. Datant de 2013, sa version actuelle représente un grand logo NBA suspendu au sein d’une plaque en verre ou plexiglas placée verticalement sur un socle noir.

Le trophée Twyman-Stokes (Teammate of the Year)

Le trophée Twyman-Stokes récompensant le coéquipier de l'année en NBA
Le trophée Twyman-Stokes

Le trophée Twyman-Stokes récompense chaque saison le joueur s’étant illustré pour son altruisme et son dévouement envers ses coéquipiers sur et en-dehors des parquets.
L’élection du coéquipier de l’année se fait en deux temps. Un panel de légendes NBA désignent 12 joueurs (6 par conférence). Puis les joueurs votent en choisissant dans un ordre de préférence 5 noms parmi les nominés. Le joueur qui obtient le plus grand nombre de points remporte le trophée. La NBA s’engage à verser 25 000 $ à une association choisie par le vainqueur.
Créé lors de la saison 2012-13, le prix fut décerné pour la première fois à Chauncey Billups.
Le trophée est un bronze créé par l’artiste Marc Mellon représentant un joueur (Jack Twyman) en train de relever un coéquipier (Maurice Stokes).

Au premier coup d’oeil, ce prix semble plus anecdotique que véritablement prestigieux. En effet, qui est capable de donner le nom du lauréat de l’année passée ? Sans doute, pas grand monde. Et pourtant, en y regardant de plus près, ce très beau trophée permet de mettre en lumière une belle histoire assez méconnue de la NBA, celle de Twyman et Stokes.
Jack Twyman et Maurice Stokes ont partagé le maillot des Royals entre 1955 et 1958. Twyman est un arrière scoreur. Stokes, quant à lui, est un intérieur athlétique qui eut un impact immédiat sur la Ligue. Spectaculaire offensivement, il était également un excellent rebondeur et un passeur hors-pair. Mais coup du destin, sa carrière fut stoppée net. Stokes se blessa gravement à la tête après une chute lors du dernier match de la saison 1958. S’il parvint à finir son match, il fit une violente crise d’épilepsie trois jours plus tard à la suite de laquelle il resta paralysé.
Twyman devint son tuteur légal et resta très présent dans sa vie. Il créa également un match de charité pour la prise en charge des soins médicaux. Stokes décéda en 1970 d’une crise cardiaque. Après sa mort, Twyman milita de nombreuses années pour que son coéquipier soit élu au Hall of Fame. Maurice Stokes y entra en 2004.

Le trophée J. Walter Kennedy Citizenship

Le trophée Walter Kennedy Citizenship récompense le joueur, le coach ou le staff le plus généreux de l'année
Le trophée Walter Kennedy

Le trophée Walter Kennedy est décerné chaque année depuis la saison 1974-75 à la personne ayant le plus participé à des œuvres de charité. Le prix récompense les services rendus et les actions envers la communauté et les populations démunies.
Le trophée est délivré par la Pro Basketball Writers Association (PBWA) regroupant des journalistes de la presse écrite et numérique.
Même s’il a été remis en très grande majorité à des joueurs, le prix peut être décerné à n’importe quel membre de la NBA. C’est ainsi que Frank Layden, coach du Jazz et Joe O’Toole, préparateur sportif chez les Hawks, ont été récompensé pour leur action sociale, respectivement en 1984 et 1995.
Lauréat en 2001 et 2009, Dikembe Mutombo est la seule personnalité à avoir reçu le prix plusieurs fois.
Le trophée est un petit monolithe en marbre représentant un globe érigé sur un socle en pilier. Très chic !

Le trophée Joe Dumars (Sportmanship Award)

Le trophée Joe Dumars récompense le joueur le plus fair-play de l'année en NBA
Le trophée Joe Dumars

Depuis la saison 1995-96, le trophée Joe Dumars, du nom de son premier lauréat, récompense le joueur « représentant le mieux les valeurs du sport sur le terrain, le comportement éthique, le fair-play et l’intégrité. »
Son lauréat est sélectionné selon un mode un peu particulier. Chaque équipe désigne son représentant. Puis un panel d’anciens lauréats élit un joueur par division. Une fois les 6 nominés connus, l’ensemble des joueurs NBA votent en les classant selon leur ordre de préférence. Le joueur obtenant le plus de points remporte le prix.
Grant Hill et Mike Conley détiennent le record du plus grand nombre de récompenses, avec 3 prix chacun.
À son origine, le trophée prenait la forme d’une masse pyramidale en verre ou crystal gravée. En 2017, il évolue pour devenir un trophée doré représentant un ballon entouré d’anneaux relié à un socle par une pyramide convexe. En 2019, sa dernière mouture reprend les formes de la version de 2017, mais plus élancée.


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