7 December 2022

Les meilleurs joueurs NBA à n’avoir jamais gagné le titre

Article modifié le 24 octobre 2022 par Le Basketographe

On entend parfois que la carrière d’un joueur se mesure au nombre de bagues qu’il a à ses doigts. Quelles foutaises ! Si les titres comptent dans le palmarès, heureusement, ils ne font pas tout. Et ce ne sont pas les joueurs présents dans cette liste qui diront le contraire. Douze joueurs à avoir raccroché les sneakers bredouilles au terme de carrières flamboyantes.

Elgin Baylor 

Elgin Baylor 

L’histoire est connue, mais brise le cœur des fans à chaque fois. Malgré une classe et un toucher impeccables, Baylor, membre des Lakers de 58 à 72, n’a pas eu la chance de soulever le titre. Treize saisons durant lesquelles le numéro 22 des angelinos taffa comme un acharné au côté de son compère de toujours, Jerry West. Malgré 8 finales NBA, le seul titre qu’il parvint à décrocher est celui du record du joueur ayant disputé le plus de finales sans remporter un titre. Comble de l’ironie, il prit sa retraite au cours la saison 71-72, après seulement 9 matchs, l’année du titre des… Lakers.

Dominique Wilkins

Dominic Wilkins

Si on garde aujourd’hui l’image d’un dunkeur un peu foufou, réduire Wilkins à ses seules qualités athlétiques serait un manque de culture. Et pour cause, le natif de Paris était une véritable arme offensive. En près de 15 ans de paquets NBA, Wilkins enregistra une moyenne de près de 25 points. Évoluant principalement avec les Hawks, il signa également des piges aux Celtics, Spurs et au Magic en fin de carrière, entrecoupées de deux expériences en Europe. Malgré un talent certain, il ne se retrouva jamais réellement en position de remporter le titre tant convoité.

Charles Barkley

Charles Barkley

Passé par les Sixers, les Suns et les Rockets, Sir Charles était un vrai phénomène, aussi bien sur et en-dehors des parquets. All-Star indiscutable de 87 à 97, Barkley était un joueur talentueux, mais manquant parfois de sérieux. Et c’est peut-être ce qui coûta une bague à l’intérieur. Sa plus belle occasion de titre eut lieu en 1993. Pour sa première année à Phoenix, Barkley décrocha le titre de MVP et atteignit les finales NBA où il chuta face à des Bulls surpuissants. Sa réunion en 1996 avec Hakeem Olajuwon aux Rockets en mode chasseur de bague resta infructueuse. Il raccrocha en 2000 après une lourde blessure au genou.

Dikembe Mutombo

Dikembe Mutombo

NOT IN MY HOUSE ! Ah Mutombo et son célèbre index levé faisant “Non” après un contre ravageur. Quel souvenir de jeunesse ! Si l’essentiel de sa carrière se déroula du côté des Nuggets et des Hawks, c’est avec les Sixers qu’il eut sa seule chance de titre. Lors des finales 2001 épiques, les héroïques Sixers chutèrent face aux Lakers en quête d’un back-to-back. Ce rendez-vous manqué en finales marqua en quelque sorte l’apogée de sa carrière. Le pivot congolais déclina ensuite petit à petit. Il prit tout de même sa retraite à l’âge de 42 ans, au terme d’une carrière longue de 18 saisons dans les pattes.

Reggie Miller

Reggie Miller

Miller rime avec Killer ! Ceux qui ont eu la chance de le voir évoluer sur un parquet savent que ce n’est pas juste un trait d’humour. Pour les autres, faites un tour sur YouTube et tapez la requête “The Choke Reggie Miller”. Vous comprendrez ! Reggie Miller était un véritable chien enragé. Un acharné ! Malgré ça, le titre lui échappa toute sa carrière. Si les Bulls sont encore une fois la raison de cet échec, on peut également mentionner les joutes âpres avec les autres cadors à l’Est comme les Pistons et les Knicks, dont il était difficile de s’extirper sans égratignures. Miller atteignit qu’une seule fois les finales, en 2000, face à la dynastie naissante des Lakers. Pas de chance !

Pat Ewing

Pat Ewing

On a tendance un peu à l’oublier, mais en son temps, Pat Ewing était un joueur ultra-dominant. Démarqué de Georgetown, le grand Jamaïcain, fut sélectionné en pick #1 en 1985 et atterrit dans le grand cirque New Yorkais. Quoi qu’on en pense, Ewing est la dernière grande star de Big Apple, le seul à avoir su porter l’équipe sur ses épaules, malgré une ambiance aussi délirante que néfaste. Eh oui, c’est ça NYC ! Ewing finit sa carrière sans bague. La faute à ces P***** de Bulls. Mais, les Knicks ne sont pas exempts de tout reproche. En 1994 et 1999, lorsqu’ils accédèrent aux Finales, ils furent dans l’incapacité à saisir leur chance. Et là, Jordan n’a rien à voir là-dedans.   

Karl Malone

Karl Malone

Comme le laisse supposer son surnom, The Mailman, Malone sonne toujours deux fois. Et les deux coups de sonnette retentir en 1997 et 1998, années où il participa aux finales face aux Bulls. Malheureusement pour lui et le Jazz, l’équipe menée par Jordan leur était bien trop supérieure et tua leur espoir de ramené le titre en Utah. En réalité, il y eu un troisième coups sonnette du facteur en 2004. En quête désespérée d’une bague, Malone rejoignit les Lakers de Kobe et O’Neal. Tentative vaine, puisqu’ils s’inclinèrent en finales face aux Pistons. Le grand Karl prit sa retraite dans la foulée.

John Stockton

John Stockton

Si Karl Malone fait partie de la No Ring Team, alors son compère de toujours, John Stockton, n’est forcément pas très loin. Coéquipier de Malone durant 18 ans, le meneur issu de Gonzaga était en quelque sorte le joueur parfait pour jouer avec le musculeux intérieur. Les rôles étaient d’ailleurs parfaitement répartis : “Je te fais la passe, tu marques”. La mécanique fut tellement rodée que Stockton est devenu le meilleur passeur de tous les temps. Un record qui ne sera, peut-être, jamais battu.   

Steve Nash

Steve Nash

Double MVP en 2005 et 2006, Steve Nash était un magicien balle en main. Et de la magie, il lui en manqua pourtant pour soulever le Trophée Larry O’Brien. Malgré tout, les Suns de Nash avaient les armes pour aller au bout. Le basket rapide de Mike D’Antoni (Run and Gun) et les joueurs adéquats pour le mettre en place rendaient les Suns agréables à voir jouer. En 2012, Nash signa un dernier contrat aux Lakers dans l’espoir d’enfiler enfin sa bague. L’échec fut retentissant. Diminué par son dos souffrant, Nash ne fut que l’ombre de lui-même en Californie.   

Tracy McGrady

Tracy McGrady

Malgré tout son talent, Tracy McGrady est quand même un sacré looser en Playoffs. En 9 apparitions en post season, il ne passa le premier tour qu’à une seule reprise. Et c’était lors de la dernière saison, avec les Spurs en 2013. Cette année-là, McGrady intégra l’effectif de Pop en toute fin de saison, afin d’apporter de l’expérience et de la profondeur de banc. Les Spurs s’inclinèrent en finales face au Heat. Lors de cette campagne, McGrady eut un rôle très limité et sortit du banc qu’à 6 petites reprises pour un temps de jeu famélique.  

Vince Carter

Vince Carter

Drafté en 5e position par les Warriors avant d’être envoyé à Toronto dans la foulée, Vince Carter a révolutionné le basket au Canada. Pourtant, malgré le rôle important qu’il a joué pour rendre la NBA des années 2000 attrayante, il n’a jamais été en mesure de remporter un titre. L’art de se retrouver au mauvais moment, au mauvais endroit. Le tout, en 22 ans de carrière. On gardera en mémoire ses années Vinsanity du premier tiers de sa carrière.

Allen Iverson

Allen Iverson

Voir Allen Iverson prendre sa retraite sans la moindre bagouze aux doigts a été un véritable crève-cœur. Lors de son prime, The Answer était une vraie idole. Avec son look de mauvais garçon et ses cross assassins, il a fait fantasmer une génération entière de basketteurs en herbe. Critiqué pour son individualité, Inverson n’a pas été loin de décrocher le graal. En 2001, A.I. signa une énorme saison, au terme de laquelle il obtint le titre de MVP. Arrivés en finales cette année-là, les Sixers s’inclinèrent face au collectif huilé des Lakers. Et Iverson n’eut jamais de seconde chance. 

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