Article précédent Article suivant Chronique : l’histoire du numéro 00 en NBA
Posté dans Zine

Chronique : l’histoire du numéro 00 en NBA

Chronique : l’histoire du numéro 00 en NBA Posté le 28 décembre 2018Laissez un commentaire

À l’instar du #0, le double 0 est un numéro qui ne passe pas inaperçu en NBA. S’il n’a pas eu le même succès que le 0, il aura su se faire une solide place dans la ligue. Depuis le vénérable Robert Parish, le #00 a toujours eu un petit noyau solide de VRP prêts à mouiller le maillot pour représenter ce numéro si atypique.

Le numéro 00 à travers l’histoire

Contrairement au #0 qui a vu sa popularité exploser ces dernières années, le 00 table sur une constance. Jamais vraiment en voGraphique de l'évolution du nombre de joueurs portant le #00gue, mais toujours présent depuis 1976, date à laquelle Robert Parish fait son entrée dans la grande ligue du côté des Golden State Warriors, le #00 a quasiment toujours eu des représentants. On notera tout de même, deux saisons noires (2005-06 et 2006-07) pour le numéro. Avec les retraites simultanées de Tony Delk et Greg Ostertag, deux de ses plus solides ambassadeurs, le 00 rencontra une mini traversée du désert avant de reprendre sa progression habituelle depuis les années 70.

Un numéro d’intérieurs

Jusqu’à ce jour, 34 joueurs ont pDiagramme de la répartition du numéro 00 par posteorté le #00 en NBA. Si on se penche en détail sur les joueurs qui l’ont endossé, il en ressort une statistique amusante. Le 00 est un numéro d’intérieurs. Depuis Robert Parish, seul un tiers des joueurs sont des arrières. À part Tony Delk et Johnny Moore, qui l’ont porté respectivement 9 saisons chacun, les autres sont plutôt considérés comme des n°00 occasionnels. C’est le cas notamment de Mike Bibby qui le porta lors de la saison 2010-11 aux Wizards.

Les 00 légendaires

Parmi la trentaine de joueurs qui ont porté le numéro, seuls deux d’entre eux ont particulièrement brillé sur les parquets. Leur numéro est d’ailleurs retiré dans leur équipe respective.

Robert Parish

Précurseur du double 0, Robert Parish est son représentant suprême. Premier joueur à porter ce numéro très atypique, The Chief est un ambassadeur de choix. Après 21 années à rouler sa bosse dans la ligue, Parish raccroche ses baskets en 1997 avec un palmarès impressionnant : 4 bagues de champion (3 avec Boston et 1 avec Chicago), 9 apparitions au All-Star Game et une entrée au Hall of Fame en 2003. Robert Parish fait incontestablement partie des plus grands. Pour l’anecdote, il choisit le #00 en high school, car il n’y avait plus de maillot floqué d’un numéro. Et au passage, Parish est le détenteur du plus grand nombre de matchs joués, avec 1611 rencontres. Que dire de plus ?

Johnny Moore

Moore n’est pas le joueur le plus connu à avoir joué sous les couleurs des Spurs, mais il n’a pas démérité. Après seulement une petite décennie chez les pros, ce meneur-passeur de grande volée a dû prendre sa retraite prématurément, suite à une méningite. Les Spurs récompensèrent son travail en retirant son maillot, faisant de lui le 1er #00 retiré de l’histoire.

Un numéro de besogneux

Exceptés les deux joueurs mentionnés au-dessus, nous pouvons affirmer sans mal que le #00 est un numéro de joueurs qui n’ont pas peur de faire les basses besognes. Eric Montross, Brendan Haywood, Spencer Hawes, Enes Kanter, Chris Andersen ou encore Greg Ostertag, pour ne citer qu’eux, bien qu’étant de solides role players, aucun n’a la réputation d’être une superstar. Si aucun n’éblouit ou n’a ébloui la Ligue de son talent pur, leur utilité sur un terrain n’est plus à prouver.

Notre coup de cœur : Greg Ostertag

S’il y avait un classement pour les joueurs de devoir, Greg Ostertag serait à n’en pas douter parmi les premiers. Sous ses allures de déménageur/bûcheron/motard, Ostertag aura eu une carrière honorable. Bon rebondeur et excellent protecteur du cercle, il joua un rôle important dans les deux campagnes de playoffs du Jazz perdues face aux Bulls. En 2002, il n’hésita pas à donner un rein à sa sœur, faisant de lui l’un des rares joueurs NBA à jouer avec un seul rein. Osterstag est un camionneur, oui, mais un camionneur qui a du cœur !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *