5 December 2020

Polanski, Chinatown, caravane et nudité : l’histoire folle sur Jack Nicholson et sa passion pour les Lakers

Article modifié le 27 août 2020 par Le Basketographe

Ce n’est plus un secret, Jack Nicholson est un fervent supporter des Purple & Gold. Et c’est un euphémisme ! Nicholson est carrément fou des Lakers. Il est même fou tout court. Comme nous ne prouve cette anecdote. À vous d’en juger…

Quand on aime la NBA et qu’on tient un blog, on est toujours à l’affût d’une info insolite ou d’une anecdote sympa à raconter. Alors on lit, on regarde des vidéos et on écoute des podcasts (parfois un peu obscurs). Et des fois, une anecdote surgit, comme ça, sans crier gare, au détour d’une lecture désintéressée.

Dans son autobiographie Roman par Polanski (Fayard), alors qu’il raconte les secrets de tournage de Chinatown (1973), le réalisateur polonais livre une savoureuse anecdote sur Jack Nicholson, le premier rôle masculin du film.

Un jour, alors que Polanski s’affairait minutieusement à reproduire un effet de lumière pour simuler une impression de fin d’après-midi, l’attention de son acteur principal n’était visiblement pas au rendez-vous. La faute à un match de NBA !
Le réalisateur se souvient :

« Passionné de Basket-Ball, il s’intéressait beaucoup plus à une partie télévisée qui opposait l’équipe des Lakers à celle des New York Nicks qu’à tout ce qui pouvait se passer sur le plateau ce jour-là. […] Comme il le dit lui-même, Jack faisait seulement de la figuration dans ce plan. Mais l’éclairage posait des problèmes et il se faisait tard. »

Alors que Roman Polanski s’acharnait à réussir ce qu’il avait en tête, Nicholson totalement accaparé par l’issue du match ne cessait de faire la navette entre le plateau et sa caravane.

« Jack n’était jamais là quand j’avais besoin de lui.
– Je te l’avais dit qu’on ne la finirait jamais cette putain de scène, me dit-il quand on le tira sur le plateau pour la énième fois.
– OK, on remballe. »

Mais contrairement à son acteur, Polanski n’était pas sérieux et avait balancé ça en pensant le piquer au vif pour qu’il termine la scène.

– Parfait, dit-il, on remballe.
Et à ces mots, il donna un coup sec au store vénitien et regagna sa loge.

Le sang de Polanski ne fit qu’un tour et fonça dans la loge de Nicholson avec un balai pour fracasser la télé. Alors que Polanski défonça le poste en proférant des insultes, la réaction de Jack Nicholson se passa de commentaire !

« Jack réagit par une fureur aussi irrationnelle que spectaculaire. Il ôta tous ses vêtements sous les yeux apeurés de tous ceux qui étaient présents et quitta le plateau à poil. »

Enragés, Polanski et Nicholson (qui a quand même fini par se rhabiller) quittèrent le studio l’un après l’autre.
Mais l’anecdote ne s’arrête pas là.

« Par le plus grand des hasards, nous nous retrouvâmes côte à côte dans la circulation arrêtés à un feu rouge sur Marathon Street. Je lus sur ses lèvres par la fenêtre de sa vieille Volkswagen : « Connard de polaque… ». »

Avant d’éclater de rire !

WOW !

Une chose est sûre, les années 70 étaient complètement barrées. Si quelqu’un a une histoire plus WTF sur un fan des Lakers, on est preneur !


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